Nous recueillons chaque jour des données telles que le type d’opération, la fréquence, le nombre de confiscations, la violence, la présence de traducteurs, d’huissiers, etc. La collecte de données est effectuée par des bénévoles et des coordinateurs long terme d’une manière (nous l’espérons) sérieuse, organisée, éthique et objective. Le but de notre présence est d’être un organe d’observation et non un organe proactif. Chaque volontaire responsable des collectes de données doit suivre plusieurs formations avant (formations théoriques, juridiques et sur le terrain).

Nous utilisons ces données pour :

  • Les partager avec d’autres organisations – comme « L’Observatoire des expulsions » qui vient de publier un rapport sur les expulsions en France, où Calais/Grande-Synthe représente 83% des expulsions nationales.
  •    Nos projets  de plaidoyer et de communication
  • Préparation d’affaires judiciaires avec l’aide d’autres associations et d’avocats (par exemple, Référé Liberté 2017, Référé Rétraction 2019).

Quelques exemples récents de l’utilisation de notre collecte de données sur le terrain :

  • La question du droit de propriété de la population migrante : Réquisition de choses personnelles et de tentes, sacs de couchage, etc. Officiellement les effets personnels peuvent être récupérés, dans les faits ils ne le sont que très rarement due a un protocole préfectoral que nous dénonçons.
  • L’utilisation de bracelet numérotés comme identification au poste de police – comme une procédure déshumanisante et illégale.
  • La dénonciation du dysfonctionnement des mises à l’abri censés accueillir tout demandeur d’asile potentiel.