Les « migrants dits économiques » n’obtiendrons pas l’asile.

Seuls 24% des demandes d’asile obtiennent une réponse positive, après une procédure très longue et compliquée, pendant laquelle ils auront prouvé que leur vie était en danger s’ils retournaient dans leur pays. Une partie de ceux qui ne l’obtiendront pas resteront en France et deviendront des sans-papiers, en effet. Leur vie n’y sera pas confortable, et s’ils s’en contentent, c’est que leur vie s’ils retournent dans leur pays sera encore pire.

La seule question légitime qu’il faut se poser est : est-ce que nous aurions fait la même chose à leur place ? Si le pays où vous vivez ne vous permettait pas d’offrir une vie décente à vos enfants, et qu’un autre pays vous permettrait d’avoir pour vous et vos enfants un avenir un peu meilleur, vous ne partiriez pas ? Si vous admettez qu’à leur place vous feriez le même choix, sommes-nous légitimes pour les juger ?

Par ailleurs, les statistiques indiquent qu’il y a entre 2 et 2,5 millions de français expatriés à l’étranger, dont 8% au Proche et Moyen-Orient, et 15% en Afrique(1). Les français ne migrent pas pour fuir la guerre, mais par choix ou pour obtenir des conditions de travail meilleures qu’ici. Ce sont, au sens strict du terme, des migrants économiques.

Cela revient à dire que nous acceptons la migration économique quand elle nous concerne, même quand elle n’est pas vitale, vers des pays dont nous refusons les migrants économiques.

 

(1) : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/services-aux-citoyens/inscription-consulaire-et-communaute-francaise/article/la-communaute-francaise-inscrite-au-registre-des-francais-etablis-hors-de